Newsletter - Septembre 2020

L'actualité française et internationale autour de la reconnaissance ouverte et des usages des Open Badges !

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Interview de François MILLET (Le Dôme de Caen)

Qui est François MILLET et qu’est-ce que Le Dôme de Caen dont on entend beaucoup parler dans la communauté Open Badge ?

Je suis l’un des co-fondateur du Dôme à Caen et j’y développe des programmes de recherche et innovation participative. En effet, le Dôme est un centre de Culture Scientifique Technique et Industriel. Des CCSTI, il en existe plusieurs par région en France et ils recouvrent une grande variété d’identités et de pratiques. Notre orientation au Dôme est particulière car elle ne relève pas de la vulgarisation ou de la pédagogie que l’on retrouve avec talent dans la majorité de ces centres. Notre proposition est d’inviter la population avant tout “adulte” pour participer à des programmes de recherches ou au développement de services en s’emparant d’enjeux de science et de société : mobilité, transition énergétique, santé, ressource naturelles, agriculture, éducation, numérique, … Nous souhaitons faire passer le public d’une posture de visiteur à celui d’acteur du monde de demain.

Après ton double passage en Badge Clinic et au regard de toute l’activité que vous générez au Dôme, on pourrait vous diagnostiquer hyperactifs du badge ! Peux-tu nous parler de votre philosophie en matière de reconnaissance ouverte ? Comment cela se fait-il que vous badgiez autant ? N’y a t-il pas un risque que trop de badges tue le badge ?

Participer est le mot d’ordre du Dôme. Mais cela ne se décrète pas et il n’y a pas de participation sans reconnaissance de cette participation. Cette nécessité de reconnaître un engagement, de valoriser celles et ceux qui donnent de leur temps mais aussi de pouvoir revendiquer ce que l’on a découvert ou appris était une réflexion que nous avions de longue date, sans pour autant trouver de solution. Avec la découverte des open badges, l’évidence s’est donc imposée à nous. Il nous a semblé être l’outil idéal pour permettre à chacun de reconnaître que l’on prend part à un projet et que l’on y apporte sa part, mais aussi de la part qu’on en retire. 

Pour ce qui est du risque de la profusion : les badges qui disparaîtront sont ceux qui auront le moins de valeur pour les personnes qui en bénéficient et qui ne sont donc pas indispensables. Les badges proposés par le Dôme sont à l’image de la diversité des approches et des ateliers qui sont ouvert au publics. Parfois ils sont co-construits avec les participant·e·s, parfois diffusés en masse lors d’une manifestation, certains sont uniques et d’autres existent depuis que nous avons lancé notre programmation. En réalité, ce n’est pas qu’il y a trop de badges, c’est que nous faisons exclusivement des choses qui méritent que celles et ceux qui y participent soient reconnu·e·s ! De plus, nous sommes 5 structures au Dôme à nous être emparé de cet outil et nous hébergeons la dynamique “Badgeons la Normandie”, ce qui s’ajoute au ressenti “démultiplicateur” du lieu.

En réalité, cette impression de profusion n’est perceptible que par les professionnels du sujet, mais surement très éloignée du ressenti et du vécu des personnes qui en bénéficient, chacun ayant sa porte d’entrée dans les open badges. Et plus nous multiplierons les canaux, plus nous multiplierons les  chances que la démarche prenne sens en dehors de nos (petites) communautés.

Tu prônes souvent une approche pop-culture, voire parfois Punk du badge ! Tu nous en parles ?

Il n’y a pas assez de place dans cet article pour en parler correctement mais comme dirait le poète “Do or do not, there is no try”. Je pense donc que l’identité culture pop va de paire avec les démarche participative et d’éducation populaire que nous mettons en place au Dôme. La culture pop est celle que chacun s’autorise à utiliser, à adapter, remixer, … Elle donne lieu à des usages diversifiés et créatifs, aisément appropriables par les individus qui en usent et support d’une activité dont l’expérience élargit les facultés. 

Mais le but n’est pas de singer cette culture pop, d’en faire un levier marketing, un argument commercial. À l’origine, les badges épinglés au veston, accrochés sur son sac ou stickés au dos de la voiture, sont des slogans, des revendications, ils sont militants. Et si les punk sont passés de “No Futur” à “Yes Futur”, l’esprit reste le même : les badges doivent avant tout être des images qui percutent avec des slogans populaires. 

La force du badge, c’est d’être ces images à message puissant, sinon autant utiliser d’autres outils de la reconnaissance. Sans cette culture pop, le risque est qu’ils deviennent des logos, du placement de marque, des médailles. Les enseignants mécontents qui cet été ont détourné, remixé et “hacké” les badges de leur académie, s’inscrivent pleinement dans cette culture pop. Cette culture qui vous appartient à vous en premier lieu, comme vos badges.

Le Dôme est engagé dans un projet FEDER autour du développement des badges depuis plus de deux ans maintenant. Où en êtes-vous ? Quelles sont les productions ou les avancées significatives que vous pouvez ou que vous partagez déjà ?

Après deux ans d’accompagnement et d’acculturation, de rencontre et de co-création des usages, plusieurs cahiers des charges sont posés. La tâche a été rude car il a fallu faire comprendre les usages, la technologie, les interactions, les domaines d’interventions, … bref vulgariser un nombre très important de partenaires et d’usagers avant de pouvoir leur faire pleinement réaliser et concevoir les meilleurs usages. Au final, nous avons déjà développé un émulateur graphique qui s’appuie sur la matrice de badge recouvrant l’intégralité des usages rencontrés jusqu’à présent. Il sera mis en test à l’automne.

Ensuite, des outils de création de parcours de formation, associés à une cartographie mais surtout une simple liseuse de badge – application  permettant à chacun de lire les badges sur son smartphone, son ordinateur, … sans créer de compte – seront développés jusqu’en juin pour être testés à la rentrée scolaire de septembre 2021.

Que manque t-il à l’heure actuelle pour que les Open Badges libèrent tout leur potentiel ? D’ailleurs, selon toi, quel est ce potentiel ?

Il faut qu’ils trouvent et des usages en dehors des champs – certes important mais trop restrictifs – de l’insertion et de la formation. Si ces champs d’application sont pratiques pour acculturer aux enjeux de la reconnaissance et des open badges, si on en perçoit bien la nécessité et la pertinence, ils enferment les usages et les coupent d’une identité plus populaire ou alors plus prestigieuse. 

Mais surtout il faudrait que n’importe qui puisse vraiment lire un badge – voire émettre – un badge comme on lit un SMS, une photo instagram ou un tweet.

Si demain, on te confie un crédit illimité, quel futur tu construis avec les badges ?

Un Futur participatif qui serait défini pendant le Turfu festival et surtout où on n’aurait plus besoin d’open badges puisque la reconnaissance serait entrée dans notre culture. Le but le plus vertueux des badges, c’est qu’on n’ait plus besoin d’eux !

Quelques conseils pour les personnes et organisations qui s’intéressent aux Open Badges ?

À part oublier tout ce que l’on vient de lire dans cet article, je proposerais un TOP 5 de ce que ne doit pas être un badge : 

N°1/ Depuis quand je dois savoir faire ça ?

Ne remplacez pas vos diplômes ou attestations par des badges, un badge c’est pas un diplôme ou une liste de compétences certifiées attestant d’un référentiel de …

N° 2/ Vous êtes qui pour donner un bon point ? 

Ne faites pas de badge si vous pensez y rétrocéder une portion de votre “notoriété”, ce n’est pas de la reconnaissance.

N°3/ Mais c’est pas une image votre badge ! 

C’est dommage parce qu’un badge c’est une image et c’est cela qui fait sa force et son utilité. On peut utiliser un tournevis comme un marteau, mais c’est pas fait pour ça.

N°4/ C’est pas une voiture de rallye un badge ! 

Si vous voulez voir apparaître votre logo sur le badge, c’est que vous faites votre promotion, et pas reconnaître la personne qui le reçoit. Votre nom, marque, logo sera déjà partout ailleurs dans les métadonnées, si vous devez le rajouter encore sur le visuel, c’est antinomique avec le projet de reconnaître la personne bénéficiaire.

N°5/ C’est pas drôle ton badge !

Et pourtant, un badge ça doit être fun comme un stickers collé sur un ordinateur, impertinent comme un tag au coin de la rue, couillon comme une citation sur les toilettes dans un bar, cela doit devenir une phrase culte et s’échanger de façon viral sur les réseau sociaux. Et nous vivons une époque qui a bien besoin de cette légèreté !

Actualité de l'association Reconnaître

Module gratuit de formation : "Acteur/Actrice de la communauté Open Badge"

Créer un Open Badge pour soi ou pour les autres

Ce module OB 102 est destiné à vous faire entrer en action directement en créant  votre premier Open Badge. En expérimentant quelques usages, vous allez pouvoir découvrir le potentiel de ces nouveaux instruments au service de la reconnaissance des apprentissages, des talents, des compétences et de l’engagement des apprenants tout au long de la vie, que nous sommes tous.

Suivre ce module OB 102

Lancement officiel du jumelage ReFFAO - Reconnaître.

Le Réseau Francophone des Fablab d’Afrique de l’Ouest (ReFFAO) est une association qui rassemble les Fablabs de toute l’Afrique de l’ouest. Les Fablabs sont un réseau mondial de laboratoires locaux, qui rendent possible l’invention en ouvrant aux individus l’accès à des outils de fabrication numérique.

Le jumelage entre l’association Reconnaître et le ReFFAO a été officiellement lancé lors de la conférence ePIC par Christophe Noullez, professeur de technologie du collège Louise Michel à Clichy sous bois, formateur DANE de l’académie de Créteil et secrétaire de l’association TiersLieuxEdu (membre de Reconnaître). L’un des objectifs poursuivi est le parrainage et l’accompagnement des acteurs du ReFFAO dans la mise en oeuvre de dispositifs de reconnaissance ouverte et l’usage des Open Badges.

Adhésions & membres

La communauté des membres de Reconnaître – Open Recognition Alliance continue de s’agrandir tranquillement au fil des mois. Elle compte aujourd’hui plus de 30 organisations membres (associations d’éducation populaire, tiers-lieux, entreprises et universités) et autant de membres individuels.

Vous aussi, vous pouvez rejoindre l’association Reconnaître et contribuer à la construction d’une société ouverte et apprenante, fondée sur la reconnaissance des talents, des compétences et des aspirations des personnes, des communautés et des territoires.  Rejoindre l’association

Les badges de membres de Reconnaître et de l'ORA

Individuel

Organisationnel

Membre d'ORA

Projets européens & Open Badges

Projet MIRVA (Making Informal Recognition Visible and Actionnable)

Le projet MIRVA, financé par la commission européenne dans le cadre du dispositif Erasmus+, s’est achevé fin août 2020. L’impact de ce projet a été considérable sur le sol français avec notamment la création de l’association Reconnaître, la naissance de nombreux collectif “Badgeons notre territoire”, mais également l’émergence d’une dynamique forte autour de la question de la reconnaissance ouverte sur l’ensemble du territoire. Retrouvez tous les travaux et productions (Guides et lignes directrices pour individus, organisations, communautés et fournisseurs de technologies) sur le site de MIRVA ou en cliquant directement sur les images ci-dessous.

Les Bonus de fin d'année pour les abonné.e.s de la Newsletter

Bonus MIRVA : Open Recognition Song

Du même auteur : Acapulco bay (by Elegant Tramp)

Actualité des collectifs "Badgeons notre territoire"

Badgeons la Normandie

  • Le dispositif Activateur de Potentiels (Projet PIC 100% inclusion porté par le CIBC Emploi Conseil) et de l’Incubateur de compétences (Projet PRIC porté par la Mission Locale du Centre-Manche) a été lancé le mercredi 28 octobre de 9h30 à 12h30 en présentiel dans l’amphi de l’agglo 21 à Saint-lô et retransmis en direct lors de la conférence en ligne ePIC 2020.
  • Générateur de visuels de badge : Le but de cet outil (version bétatest) est de vous guider dans le choix, la conception et la déclinaison graphique des open badges que vous souhaitez réaliser. Les usages et les visuels de badges proposés s’appuient sur une “matrice de badges”, fruit de plusieurs années de travail collaboratif avec les membres du collectif Badgeons la Normandie et de l’Association Reconnaitre et piloté par Le Dôme Cette matrice de Badge s’appuie sur quatre catégories de badges de “savoir et compétence” et quatre catégories de badge “d’engagement et participation”. Chacune de ces catégories peut se décliner en 5 classes qui traduisent des postures plus que des niveaux ou une hiérarchie, allant de la découverte à la transmission. Pour concevoir votre badge, laissez-vous guider au fil des questions, reprenez quelques exemples déjà imaginés par d’autres ou bien parcourez la matrice et sélectionnez directement vos visuels parmi ceux qui vous sont proposés. Vous pourrez ensuite le personnaliser, en changeant ses couleurs et son visuel.

B.O.A.T (Nouvelle Aquitaine)

  • Initiative localehttp://trajectoiresenbadges.org/
  • Journée internationale contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire (y compris le cyber-harcèlement organisée par l’Unesco) : les Collèges Maurice Bedel (Saint-Gervais-les-Trois-Clochers ) et Saint Exupéry (Brioux sur Boutonne) et le Lycée Victor Hugo (Poitiers) ont co-construit un badge émis par B.O.A.T pour partager leurs pratiques et rendre visibles leurs actions contre le harcèlement en milieu scolaire  – Demandez à votre tour le badge “Harcèlement à l’école : J’agis !”.
  • COREMOB : Focus sur l’ouverture européenne et internationale reconnue par les badges de l’Académie de Poitiers, construits dans le cadre du COREMOB (comité régional de la mobilité). Le Rectorat de l’académie de Poitiers a lancé 2 badges pour valoriser les compétences acquises à l’international à l’occasion d’une mobilité réelle ou l’organisation de mobilités virtuelles. Co-construits avec les membres et partenaires du COREMOB (DRJSCS, Région, académies de Bordeaux et Limoges, acteurs de l’éducation non formelle) et le réseau B.O.A.T, ces badges vont permettre de reconnaître les expériences vécues et compétences acquises et d’identifier des personnes-ressources qui ont déjà une expérience de mobilité et peuvent la partager avec des collègues intéressés.
  • A venir :
    • Le réseau B.O.A.T organise un Festival de l’apprendre – à partir du 24 janvier !  Faites voyager vos compétences et vos savoirs en vous lançant dans un #voyageapprenant grâce aux ressources de nos membres et valorisez-les grâce à nos badges !
    • La journée annuelle du réseau B.O.A.T aura lieu à distance et en présentiel le vendredi 12 février 2021
      La thématique ? “Ce que les badges nous apprennent…”.
      Suivez B.O.A.T sur les réseaux sociaux pour vous inscrire !

BRAVO-BFC

  • Rencontre BRAVO-BFC en parallèle avec ePIC 2020 : si le collectif s’était déjà réuni 2 fois en 2020, il tenait à cette première rencontre régionale BRAVO-BFC, événement fédérateur et d’ouverture pour communiquer, échanger et partager autour de la thématique de la culture de la reconnaissance. Cet évènement a eu lieu en présentiel à Dijon dans les locaux de BsB sur un temps court d’une matinée. Un programme en 3 temps : Je découvre – temps informel de découverte des openbadges et des partenaires ; Je “réseaute” – 30 minutes avec ePIC 2020 pour présenter les projets de l’Université BFC, du FabLab Made In Iki, de l’entreprise d’insertion Intermed et J’explore – un atelier de réflexion sur l’apport et la mise en oeuvre des openbadges dans les tiers-lieux BFC et une table ronde sur la reconnaissance de l’engagement dans les universités UBFC. Une réussite qualitative, le contexte a freiné certains participants à faire le déplacement mais l’événement a permis de mettre en relation des nouveaux acteurs qui ne se connaissaient pas et a fait naître quelques nouveaux projets, à suivre…

Badgeons le Centre-Val de Loire

  • Programmation d’ateliers en Centre-Val de Loire : Badgeons le CVL, projet piloté par la Ligue de l’enseignement et co-piloté par le GIP Récia, entame ses workshop Open Badge. Afin d’assurer l’ouverture permanente du projet aux territoires, aux professionnels et bénévoles qui les animent, un agenda régulier de workshop est mis en oeuvre. Re-confinement oblige, les premiers seront en visioconférence puis en présentiel à Tours dès que possible. Retrouvez l’agenda ici.
  • Financement FEDER : Le projet dispose aujourd’hui d’un soutien financier régional sur fonds FEDER. Grâce  au GIP Récia, sont développés 3 outils numériques liés entre eux pour une meilleure ergonomie : le site web https://badgeonslecvl.fr prochainement relooké. A partir de ce site web, 2 entrées avec le même identifiant : 1 Open Badge Passport dédié à la Région CVL et un outil de gestion de projets développé sur Odoo (CRM en open source). Ce livrable devrait permettre de tester un kit de développement territorial Open badges.
  • Plus d’informations : Mathieu Muselet – contact@badgeonslecvl.fr

Badgeons les Pays de la Loire

  • Girls’R Coding : lancement d’un nouvel écosystème de badges pour rendre visible les savoirs, savoir-faire, savoir-être que déploient les stagiaires, mais aussi l’engagement des intervenants et les organisateurs.rices des stages de code informatique destinés à des jeunes filles de la 4ème à la 2nde scolarisées en Pays de la Loire. En savoir +

Badgeons les Hauts-de-France

  • 2021 verra sans aucun doute la naissance d’un nouveau collectif régional Badgeons les Hauts-de-France, les initiatives de reconnaissance ouverte et les acteurs y étant de plus en plus nombreux et actifs.
  • Le lancement de la plateforme DIVA pour Dispositif de Valorisation des Acquis par l’agence ID6 (membre de Reconnaître), plateforme régionale gratuite d’émission et de réception d’Open Badges, a eu lieu le 3 novembre dernier avec en ouverture, l’intervention de Perrine de Coëtlogon de l’Université de Lille.

Badgeons la Réunion (Kolectif Badgeanou)

  • Badgeanou, après une année de définition stratégique et d’ouverture, attaque 2021 sur des actions opérationnelles et ambitieuses, afin de dynamiser en initiant une ébauche de l’économie de la reconnaissance. Un changement d’échelle s’opère donc pour le Kolectif, lancé depuis 1 an, qui s’inscrit dans une nouvelle dynamique de le cadre de l’Appel à Manifestation d’intérêt du PIOM.
  • Les Open Badges sont au coeur du projet qui prendra corps au sein d’une Maison de l’Inclusion Sociale et d’Education Populaire (MISEP) où la reconnaissance s’exprimera sous diverses formes. Constatant les besoins structurels des associations JEP à La Réunion et la nécessité de repenser notre façon de collaborer, MISEP pourra réunir dans un même lieu, plusieurs associations, organismes de formations ainsi qu’un tiers lieu à destinations des associations JEP, des espaces d’actions et innovantes favorisant l’inclusion sociale et professionnelle.
  • Badgeanou prendra la forme d’une SCIC dès 2021. A l’occasion du séminaire du 14 décembre 2020, le Kolectif a pu présenter les grandes orientations à venir. L’association Reconnaître a d’ailleurs pu intervenir par l’intermédiaire de Serge Ravet et de Christophe Lamare, le premier sur “Décoloniser la reconnaissance” et le second pour un retour d’expérience au sein d’un “badgeons”.
  • Le développement des Open badges à La Réunion et dans l’océan Indien s’inscrira principalement par la valorisation des pratiques culturelles, faisant écho à l’intervention de Samuel et Fida lors d’Epic 2020 sur la nécessité de documenter le Maloya (pratique culturelle et musicale réunionnaise inscrit au patrimoine immatériel mondial de l’UNESCO) et les autres pratiques culturelles transmises traditionnellement de par oralité. 

Autres actualités françaises

Numérique et reconnaissance des compétences

« Open badges : avancer oui, mais comment ? ». Le 4 décembre s’est tenu un atelier d’intelligence collective organisé conjointement par le ThinkTank #leplusimportant et l’association Reconnaître.

L'actualité Open Badge à travers le monde

Open Recognition Netherlands

Le 17 septembre, l’Open Recognition Netherlands a organisé sa première réunion d’experts en ligne sur la reconnaissance des compétences non techniques à l’aide des Open Badges. Les intervenants étaient issus de différents horizons : DUO (Registre national des diplômes) a partagé un projet appelé Soft Skills 4 EU, KOMPAS21 est une autre initiative aux Pays-Bas qui permet aux étudiants de réfléchir sur le développement de leurs compétences non techniques. Puis la 3d est venue avec Follow your Dreams, un exemple basé sur le programme national Community service for young people : les jeunes adultes sont facilités à participer et à être reconnus pour leur effort en prenant part au programme local à La Haye. Le “Schakeljaar-program” est un programme de connexion pour les jeunes étudiants entre l’enseignement secondaire spécialisé et l’enseignement professionnel, présenté par une école professionnelle régionale qui utilise des badges.

Deux membres du panel de Randstad (agence internationale pour l’emploi) et un campus régional pour les talents (qui met en relation les employeurs, le gouvernement et l’éducation avec des personnes talentueuses grâce à des badges) ont réfléchi à la présentation. Une discussion a eu lieu à la fin de la présentation, au cours de laquelle les participants issus de l’éducation, des entreprises, des ressources humaines et du gouvernement ont été invités à partager leurs réflexions et leurs idées.

D’autres informations seront publiées (y compris l’enregistrement) sur www.openbadges.nl.

IBM décerne son 3 000 000 ème badge !

Ce qui n’était au départ qu’une simple idée pour attirer les talents est devenu le programme d’accréditation en informatique le plus influent au monde. Aujourd’hui, IBM a délivré son trois millionième badge et organise environ 2 500 activités pour lesquelles des badges sont délivrés.

Lorsqu’il a été introduit en 2015, le programme de badges numériques d’IBM a attiré de nombreux sceptiques qui craignaient qu’il ne provoque des perturbations importantes. C’est effectivement le cas.

Lire l’article (article en anglais)

Les organisations désireuses de communiquer sur leurs événements, formations, ateliers et participations diverses, peuvent – si elles sont membres de l’association Reconnaître – transmettre les informations par courriel à l’adresse suivante : contact@openbadges.info

Evénements

Conférence ePIC 2020 : du 26 au 28 octobre - 100% diffusée en ligne !

La 18ème édition de la conférence ePIC s’étendra sur 72 heures en continu sur trois fuseaux horaires (Europe/Afrique, Amériques, Asie/Pacifique) pour accueillir des participants de tous les continents et de tous horizons impatients d’explorer toutes les dimensions d’une culture émergente de la reconnaissance qui a donné naissance aux Open Badges —  les Open Badges comme artefacts d’une culture de la reconnaissance émergente ?

Alors que l’apprentissage et l’emploi étaient les principaux thèmes des précédentes conférences ePIC, l’objectif cette année est d’élargir notre compréhension de la reconnaissance en tant que culture qui inclut la musique, la poésie, la danse, la peinture et d’autres formes ou expressions artistiques comme expressions de la reconnaissance.

Bien que 100% en ligne avec traduction simultanée en français/anglais/espagnol (sur certaines tranches horaires), les participants sont encouragés à organiser des événements locaux, physiques et en ligne qui seront inclus dans le programme par le biais d’interviews, de captures vidéo, etc.  Au cours des prochaines semaines, le programme sera complété par des ateliers, des discours, des tables rondes, des présentations, des interventions et des spectacles.

En raison de circonstances exceptionnelles (covid, conférence en ligne), les frais de participation pour l’édition 2020 sont laissés à l’appréciation des participants. Ils peuvent contribuer aux frais (traduction simultanée, infrastructure et support technique, etc.) au moment de l’inscription ou part une contribution à l’Open Recognition Alliance via Open Collective.

Ateliers & Formations

Normandie : les mercredis du Labo

  • Les mercredis du labo : Interroger collectivement nos pratiques en continu, mener un travail réflexif sur la gouvernance : Comment s’assure-t-on que que chacun-e puisse faire, puisse agir, que chacun-e puisse comprendre les dispositifs de reconnaissance ouverte proposés, les utiliser, les transformer ? Comment fait-on en sorte que chaque acteur, chaque individu puisse être coauteur de cette œuvre commune ? L’objectif est de comparer/analyser les dynamiques collectives de chacun des territoires concernés par les dispositifs intégrant la reconnaissance ouverte : documenter, capitaliser, garder traces des expériences et expérimentations intervenant au sein des différents projets. Les mercredis du labo sont ouverts à toutes et tous, professionnels, publics accompagnés, habitants quelque soit le territoire ou le projet concerné. Le résultat de ces rencontres donnera lieu à un ouvrage de synthèse des échanges et des séances collaboratives.
    • Organisation : 1 demi-journée tous les 2 mois, démarrage le mercredi 30 septembre, de 14h à 17h. En présentiel, au Dôme, 3 esplanade Stéphane Hessel à Caen ou à distance via une visio dont le lien vous sera communiqué à la suite de votre inscription.
    • Lien du formulaire d’inscription : https://forms.gle/eiLtZ2xca1AdtwzU6
    • Programme de rencontres de la saison : 30 septembre 2020 / 25 novembre 2020 / 27 janvier 2021 / 31 mars 2021 / 26 mai 2021 

Les éléments ci-après sont tirés des informations reçues des propriétaires de plateformes de création et d’émission de badges.

Open Badge Factory & Passport

  • Application mobile OBP : Sortie prévue début octobre d’une version mobile d’Open Badge Passport !
  • “Espaces” : Développement en cours d’un accès à Open Badge Passport pour les organisations et communauté. Ce seront des espaces dédiés à ces organisations et communautés. Le développement se fait en collaboration avec HPass, le réseau B.O.A.T et le CIBC de Normandie. Plus d’informations à venir lors de la conférence ePIC 2020 !
  • WIKIBADGE : Courant octobre, OBF complètera ses fonctionnalités en proposant un service de Wikibadges gratuit et ouvert (wikibadges.org). L’idée derrière Wikibadges est de servir d’espace ouvert où les membres des communautés intéressées par les badges ouverts peuvent co-créer des badges et trouver un consensus autour de leur design. OBF a construit une interface entre Wikibadges.org et la plateforme, de sorte qu’il sera possible de délivrer des wikibadges via OBF et OBP à l’avenir.
  • Demandes de badges partageables : depuis début septembre, il est possible pour les utilisateurs d’OBF Pro de partager plusieurs demandes de badges en même temps que des liens ! Grâce aux demandes de badges partageables, il sera plus facile pour un large réseau d’examinateurs d’évaluer les compétences et les réalisations sur une base commune.

Open Badges : un déploiement sur tout le territoire via le réseau Canopé (article de Maud Vederin – Echosciences) – Lire l’article

Des badges de compétence … sans référentiel (article du Labo CIBC) – Lire l’article

Les programmes de badges et de certification peuvent-ils accélérer le rétablissement post-COVID-19 ? (article de David Leaser d’IBM) – Lire l’article (en anglais)

Penser la reconnaissance avec les Open Badges (article de Serge Ravet – Reconnaître) – Lire l’article

Des badges pour reconnaître les pratiques agroécologiques des agriculteurs (article de Céline Collet – Echosciences Normandie) – Lire l’article

Inclusion et médiation numériques : oui mais à quelles conditions ? (article de Mathieu Muselet – Ligue de l’Enseignement) – Lire l’article

Pourquoi décoloniser le reconnaissance  ? (Ouvrage collectif et collaboratif) – Voir le site de l’ouvrage

Badges de compétences : la mauvaise solution à un vrai problème (article de Serge Ravet – Reconnaître) – Lire l’article

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